Le procés de Michel HOUSSIN, président de l'association Marais sous Tension, a eu lieu mardi 19/06 à 9h au Tribunal de Coutances, suite à son interpellation lors du déboulonnage symbolique qui a eu lieu à Saint-Martin d'Aubigny le 18/03/2012. ( VOIR ci-dessous appel du CRILAN à la solidarité avec les militants en lutte contre la ligne Cotentin Maine)

L'audience d'un anti-THT fait du bruit

Michel Houssin a comparu devant le tribunal de Coutances, hier. Le 18 mars, il avait déboulonné le pylône 108 de la ligne THT.

Michel Houssin, agriculteur, est devenu le symbole de l'action anti-THT. C'était, hier, la première fois qu'un homme répondait devant un tribunal d'une action de déboulonnage de pylône. Pour marquer ce jour d'une pierre blanche, soixante-dix personnes étaient venues le soutenir, avec des banderoles (photo). Entre autre, l'association Pas de THT sur les pommiers, la Confédération paysanne, Sud et Gauche Alter.
« J'assume l'action du 18 mars », a martelé, à la barre, le militant, président de l'association Marais sous tension, organisatrice de l'opération. Dans le cadre d'un pique-nique, quatorze boulons d'un poteau électrique en cours de construction avaient été enlevés à Saint-Martin-d'Aubigny, par sept personnes. Michel Houssin, résidant à Marchésieux, n'avait alors pas obéi aux forces de l'ordre.

« Le but de l'opération était de montrer que les intérêts financiers ne doivent pas passer devant notre santé. Un arrêté municipal interdisant la ligne THT de passer sur le territoire nous protégeait. Si le préfet juge illégal ce texte, ce n'est pas mon problème, c'est le vôtre », s'est défendu le prévenu devant la juge.
L'avocat de la société Réseau de transport d'électricité (RTE), mise en cause dans de nombreuses affaires, lui a opposé une argumentation implacable. « La ligne THT Cotentin-Maine a été déclarée d'utilité publique le 25 juin 2010. Dans ce pays, on a le droit de manifester, mais pas de faire n'importe quoi. Plusieurs actions de ce type mettent en péril la sécurité d'un territoire. Imaginez qu'un jour, un pylône s'effondre. On ne peut pas laisser faire ça. » Jugement le 21 août.

Lilly THOMANN
Ouest-France, le 20/06/2012

Mis à jour ( Samedi, 04 Mai 2013 18:25 )