Fils de militant syndical, Didier Anger devient enseignant en 1960, adepte de la pédagogie Freinet, et s'investit au sein de la FEN[1]. didier anger

Professeur d'histoire-géographie, il est muté en 1970 aux Pieux, et s'installe à Flamanville. Face aux projets d'extension de l'usine de retraitement de la Hague et d'implantation de la centrale nucléaire de Flamanville, il milite à partir de 1972 dans les mouvements anti-nucléaires au sein du Crilan[2].

 

Membre fondateur des Verts, il se présente aux élections législatives en 1978, obtenant le score important de 12,7 % des voix. Candidat à la candidature des écologistes pour l'élection présidentielle française de 1981, il est à la tête de la liste « Europe écologie » des Verts pour les élections européennes de 1984. Son programme était notamment centré sur la réduction du temps de travail pour lutter contre le chômage . Parlementaire européen suite aux élections de 1989, il sera vice-Président de la commission Energie de 1989 à 1991[2]

Il a également été conseiller régional de Basse-Normandie à partir de mars 1986 pendant deux mandats et demi[2] avant de prendre sa retraite en 2004. Il continue à militer dans les mouvements anti-nucléaires, et siège dans les commissions d'information de l'usine de la Hague, de la centrale de Flamanville du Centre de stockage Manche ou de la DCNS-Cherbourg.

Actuel responsable légal de l'association , il a succédé notamment à Christian LAMOTTE, Alex BOIVIN, Jacques PIQUERY, artiste peintre de Flamanville,  Charles GUILBERT ex-conseiller régional aujourd'hui décédé, Michel FREMONT, spécialiste des énergies renouvelables.

L'occupation du site de Flamanville en février 1977

Durant l'hiver 1977, avant toute déclaration d'utilité publique, des travaux "préliminaires" ( terrassements, clôtures...) avaient été entrepris par EDF sur le site de l'ancienne mine de fer.

Pendant un mois, des opposants au nucléaire , pour la plupart habitants du nord Cotentin, agriculteurs, pêcheurs, fonctionnaires, ouvriers ... vont se relayer nuit et jour pour empêcher leur réalisation. Un résident secondaire qui possédait un pied à terre, niché dans la falaise, " la case déserte", en bordure de la route de bord de mer qui conduisait à la mine de fer, avait laissé à l'association l'usage d'un débarras clôturé de grillages. Ce dernier va devenir le quartier général de la résistance : dès que des engins de chantier étaient signalés, la route était barrée et très rapidement ; 10, 30, une centaine de personnes, des agriculteurs avec leur tracteur venaient rapidement grossir les rangs.  Cette opposition populaire, très mobile et inventive,  va s'organiser jusqu'à ce que le pouvoir y mette fin par la force en envoyant ses gendarmes mobiles qui garderont désormais le site.

Aujourd'hui, il est de bon ton dans ce Cotentin nucléaire, au pays d'AREVA Land, de nier cette lutte, de vouloir l'oublier. Merci à celles et ceux qui en ont gardé la mémoire à travers photos, journaux, documents de l'époque.Merci donc à Michel qui a mis ses archives à disposition sur le net.En espérant qu'il y en aura beaucoup d'autres...

http://picasaweb.google.com/archives.michel/OccupationFlamanville#

Manifestation de 25 à 30 000 personnes à Cherbourg le 15 et 16 avril 2006 contre la construction de l'EPR de Flamanville

http://www.stop-epr.org/video/france3caen-14042006.WMV

http://www.stop-epr.org/video/france3caen-16042006.WMV