Nos communiqués

Le ministère chinois de l’Environnement (NNSA) , sur son site (1), se permet d’éclairer notre lanterne à propos des aciers de la cuve ( couvercle et fond ) de l’EPR de Flamanville (2) :
“ Les pièces forgées sous pression ont été forgées par Creusot Loire, filiale d’AREVA  (...)Ces pièces ont été fabriquées entre fin 2006 et le début 2007”

En démocratie, les lois s’appliquent-paraît-il- à tous, de la même façon. En réalité, pas aux industriels du nucléaire d’Etat puisque les fabrications de ces dites pièces ont été entreprises avant même la fin des procédures légales (Décret d’autorisation de création de l’EPR de Flamanville  11 avril 2007) !  “Certains sont plus égaux que d’autres” aurait  dit Coluche reprenant Georges Orwell et sa “République des animaux”.
Ces fabrications de cuves se sont poursuivies en série dans les années suivantes ( Et de 2 pour les Chinois,à Taishan, et de 1 pour les USA (3), et de 1 au moins pour Hinkley Point en Angleterre ...et ce, avant toute certitude de la faisabilité de ces projets !)

  • Une fois de plus l’Etat nucléaire et AREVA se sont précipités, dans une politique du fait accompli  et ont anticipé, trop sûrs d’eux-mêmes !

En décembre 2005, conformément à la législation de l’Union européenne, l’ASN française a publié un décret relatif aux équipement nucléaires sous pression.En 2008, l’ASN a défini les exigences spécifiques relatives à l’évolution des pièces forgées”
De 2010 à 2014, en conformité avec ces dernières un examen rétrospectif des pièces forgées des calottes du couvercle, du fond de cuve a été entrepris.Il a fallu attendre la fin de 2014 pour que les résultats des essais mettent en évidence une teneur en carbone supérieure à celle attendue  et des valeurs de résilience inférieures à la limite réglementaire.”
expliquent les Chinois

Le problème , bien que connu partiellement depuis 2011(4) n’a été révélé publiquement  qu’en ce début d’avril 2015 ! Cela n’a pas empêché l’arrivée de la cuve sur le site de Flamanville, le 8 octobre 2013, à grand renfort de gendarmerie et son introduction dans le réacteur en janvier 2014 !!!

  • JUGES ET PARTIES ?

Qui va devoir décider ou non de la conformité et de la résistance aux accidents de ces pièces ultra sensibles? AREVA ET L’ASN , issus du même Grand Corps des Mines y travaillent  et les résultats seront connus à l’automne 2015. Mais où se situe réellement l’indépendance de ces expertises ?
Madame ROYAL, Ministre de l’environnement ne vient-elle pas de déclarer ce 19 avril ” Que l’EPR n’est pas condamné, qu’il s’agit de simples ajustements de travaux et que selon EDF, l’ouverture serait sans doute retardée d’une année.”
Faut-il rappeler à la Ministre qu’elle fut jadis plus critique, en 1987 lorsqu’elle était solidaire des opposants à l’enfouissement des déchets nucléaires en granit à Neuvy-Bouin ( Deux Sèvres) où surfant sur la vague antinucléaire locale elle avait été élue , pour la première fois députée. Ou encore en 2007, alors que candidate à la Présidence de la République, elle avait déclaré publiquement son opposition à la construction de l’EPR?
Aujourd’hui, elle est Ministre mais que décident réellement les ministres de Gauche comme de Droite, dans une France qui se donne en modèle démocratique au Monde entier ?
La démocratie à la française ne serait-elle  pas devenue “Démocrasseuse”  ?


1 http://www.zhb.gov.cn
2 http://www.asn.fr/Informer/Actualites/EPR-de-Flamanville-anomalies-de-fabrication-de-la-cuve
3 Projet abandonné depuis...
4 http://observ.nucleaire.free.fr/cuve-epr-depuis-aout-2011.htm?hc_location=ufi

Mis à jour ( Lundi, 20 Avril 2015 17:09 )

 


Les déboires ne cessent de s’accumuler pour EDF et AREVA à propos de l’EPR de Flamanville et on ne compte plus les problèmes techniques mis à jour depuis 2007 .

  • Hier, c’était le dôme du réacteur et les soudures du premier générateur de vapeur qui posaient problème,
  • Aujourd’hui, voilà l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui communique à propos d’une “anomalie”décelée  cette fois sur la cuve du réacteur en construction...

Rappelons que cette dernière est un élément primordial quant à la sûreté ; or le problème mis à jour concerne l’hétérogénéité de l’acier dans certaines zones du fond  et du couvercle mettant en cause la sûreté et accroissant les risques d’accident majeur.

Le CRILAN ne peut se satisfaire qu’AREVA , sous contrôle de l’Autorité de sûreté nucléaire et de l’IRSN, ses amis du Grand Corps des Mines, soit chargée d’entreprendre une nouvelle campagne d’essais. Une fois de plus, il est inadmissible qu’elle soit juge et partie pour sauver la vitrine commerciale internationale du nucléaire français.

Il est plus que temps d’arrêter les frais et les risques de ce chantier pharaonique, aux retards et aléas techniques à répétition, dont les coûts de construction se sont accrus de plus de 300 %.

Communiqué : ( mardi 7 avril 2015)

Intervention de Didier Anger


http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2015/04/08/epr-les-verts-et-le-crilan-demandent-l-arret-du-chantier-epr-700503.html

Mis à jour ( Samedi, 11 Avril 2015 19:30 )

 

29 ans après la catastrophe de Tchernobyl,

Yves LENOIR,

président de l'association

"Enfants de TCHERNOBYL BELARUS",

http://enfants-tchernobyl-belarus.org

à l'invitation du CRILAN, donnera une conférence à

Flamanville

Dimanche 26 avril 2015,

(Jour anniversaire de la catastrophe),

14H30

au RAFIOT

( près de l'église, 18 rue du Château)

  • Projection du film Vassili NESTERENKO,
  • les normes radiologiques et les enfants de Tchernobyl
  • Vente du livre DVD de l'association : Tchernobyl for ever

A l'issue de la conférence, un hommage sera rendu devant la stèle au irradiés connus et inconnus,

devant le port de Diélette-Flamanville.

Mis à jour ( Lundi, 30 Mars 2015 16:37 )

 

4, 9 milliards de déficit ! L’onde de choc atteint le Cotentin nucléaire !
Licenciements prévus et avantage sociaux remis en cause : on ne peut que comprendre  les inquiétudes des personnels et des sous traitants en difficulté.

Mais, faut-il rappeler que la situation était prévisible?

Depuis les années 70, le CRILAN a attiré l’attention sur les risques inhérents à la mono-industrie, nucléaire ou autre car toute industrie a une vie limitée : les crises successives des Régions d’extraction du charbon, puis de la métallurgie, dans le Nord, l’Est et en Normandie-même auraient dû alerter le Cotentin.
Depuis les années 2000, l’industrie du retraitement ne se porte pas bien : l’arrêt du retraitement des combustibles étrangers a réduit l’activité sur le site à une usine sur deux.

  • Et ce n’est pas en obligeant EDF, elle-même très endettée, à augmenter ses tonnages de retraitement, à utiliser davantage de combustible MOX, plus coûteux et plus dangereux que le combustible à uranium enrichi classique que les problèmes vont trouver une solution: passer la patate chaude au voisin n’a jamais résolu les choses.
  • Diminuer le coût du retraitement de 25 %, comme l’évoque le PDG et comme le demandait EDF ne se ferait-il pas au détriment de la sécurité des travailleurs et des populations voisines?
  • Demander à l’Etat de recapitaliser, dans sa propre situation d’endettement et d’un recours à l’impôt de plus en plus contesté n’est pas non plus acceptable.


L’arrêt du retraitement-extraction du plutonium et la reconversion vers d’autres activités dans l’énergie et sur le site- même, offrent des pistes pour les décennies à venir :

  • Démantèlement dans d’autres conditions qu’actuelles .
  • Détraitement - immobilisation des dizaines de tonnes de plutonium stockées actuellement sous le site.
  • Développement des énergies renouvelables décentralisées et aux pouvoirs déconcentrés.


Ces pistes de réflexion ont été proposées depuis 1999, malheureusement sans suite  positive. Il n’est cependant jamais trop tard pour bien faire..
.

Mis à jour ( Jeudi, 26 Février 2015 13:30 )

 

 


Pendant la visite du Ministre de l’Intérieur, venu se “ressourcer “à Cherbourg , le 14novembre, alors que ce dernier  offrait un concert de la Garde Républicaine aux Cherbourgeois, l’usine de retraitement-extraction de plutonium de la Hague a été une nouvelle fois survolée par un drone. Les auteurs de ce survol, heureusement pacifique, ont  mis en évidence, une fois de plus, la vulnérabilité des installations nucléaires de base ( INB) et le ridicule des moyens de surveillance et de défense. Inutile pour des “fous de Dieu “ et des terroristes de posséder la bombe : les INB sont des cibles.

Mis à jour ( Dimanche, 16 Novembre 2014 15:42 )

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